Transports, Infrastructures & Mobilité

Aménagement


L’A45 menacée


Jugée non prioritaire par le rapport du comité d’orientation des infrastructures (COI), le projet très avancée d’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne a bel et bien du plomb dans l’aile. L’Etat a confirmé cet été qu’il n’entend pas signer le contrat de concession attribuée à Vinci en 2016. Début juillet, le préfet de région Auvergne Rhône Alpes, Stéphane Bouillon, a en effet présenté des alternatives « à court et moyen termes » : amélioration de la liaison TER entre les deux villes « dans une dimension intermodale et d'accès aux gares (parkings, desserte en transports en commun, vélos...) », « réaménagement » de l'A47 déjà existante et « amélioration des conditions de circulation » au nœud autoroutier Givors-Ternay, au sud de Lyon, etc. Mais la plupart des élus demandeurs de l’A45, comme le maire de Saint Etienne Gael Perdriaux, ont boycotté la réunion.
Le projet d’45, - une cinquantaine de km - déclarée d'utilité publique en 2008, vise à doubler à l'horizon 2022 l'A47 gratuite. Sa construction est évaluée à 1,2 Md€, financée pour un tiers par Vinci, le concessionnaire pressenti. Le blocage est essentiellement lié à des raisons budgétaires. Une subvention publique de 845 M€ est prévue pour pallier l’absence d’équilibre du projet. Elle mobiliserait les finances de l’Afitf à hauteur de 422 M€, le solde étant à la charge des collectivités. Le sort de l’A45 devrait être définitivement fixé dans le volet de programmation des infrastructures de la loi d’orientation des mobililités (LOM). Mais celle-ci ne sera pas adoptée avant 2019.

Marc Fressoz


 
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De g. à d. : Philippe Duron, Michel Neugnot, Jean Le Dall, Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy, Louis Nègre, Damien Pichereau
(© Véronique Tarka-Partouche).

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