Transports, Infrastructures & Mobilité

Report modal


LOM : une nouvelle stratégie pour le fret ferroviaire


La loi d’orientation des mobilités (LOM) du 24 décembre 2019 prévoit dans son article 51 la définition d’une nouvelle stratégie pour le développement du fret ferroviaire d’ici à fin 2020. Les orientations croisent celles annoncées le 16 septembre par le Premier ministre lors de la remise du rapport Hémar/Daher (voir TI&M n°517, octobre-novembre 2019) sur la compétitivité des chaînes logistiques en France. En faveur de la massification des flux et du report modal, cette stratégie aura pour objectif de moderniser et de mutualiser les infrastructures ferroviaires territoriales au travers des voies capillaires et de services, d’embranchements particuliers (ITE) et de terminaux multimodaux. Avec un effort particulier sur les corridors de fret ferroviaire transnationaux, elle aura aussi pour mission de renforcer la desserte par rail des ports et de leur hinterland, et de promouvoir une composante ferroviaire à la logistique d’approvisionnement des agglomérations. Des mécanismes d’aide et de soutien au transfert modal et au développement du transport combiné sont prévus.
A la DGITM d’orchestrer et de définir le contenu de cette nouvelle stratégie via des consultations qui devaient s’ouvrir début 2020 avec les professionnels concernés, en s’appuyant sur la plate-forme nationale fret créée en juillet 2019. Issue du groupe de travail COOPERE qui rassemble SNCF Réseau, les entreprises ferroviaires et l’ensemble des acteurs de la filière (UPF, AUTF, GNTC, AFRA, Objectif OFP), cette plate-forme vise à construire de façon partagée une vision des flux à moyen et long terme pour adapter les besoins capacitaires et identifier les nouveaux besoins en termes d’infrastructures. L’une des priorités est de résoudre à court terme les points de friction et de tension sur le réseau ferré national. 


Avec 32 Mds de tonnes-km, le fret ferroviaire en France a reculé de 4,2% en 2018 relayant sa part modale à 9%, son plus bas niveau historique. Seul le transport combiné maintient ses positions (22% du trafic) tandis que les entreprises ferroviaires créées depuis l’ouverture du marché (2003 pour les trajets internationaux, 2006 pour les trajets domestiques) sont à l’origine de 46% des flux. Qu’en sera-t-il après la grève dure de la fin 2019 ?


E. Demangeon


 


 
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Laurent Probst, directeur général d’Ile-de-France Mobilités (IDFM)

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